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Calendrier
de l'avent 1998
( Autant en emporte l'avent . . . )
Nous
avons toujours dit que la scission du FN ne marquait pas la fin de l'Extrême
Droite française. Toutefois il nous a semblé amusant de
revenir sur cette scission :
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1ère
semaine de Décembre :
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06/12/98
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Jean-Marie
Le Pen (JM LP) : "Je crois qu'il y a eu un trouble
concerté de la part d'une minorité extrémiste, activiste et
même raciste". "Pour me faire une tentative de putsch, il
faut être plus nombreux. Ce n'était pas un putsch mais
un 'pu-putsch'"
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JM
LP confie la direction de la campagne des européennes à Jean-Claude
Martinez (Lepéniste à ne pas confondre avec Serge Martinez
qui est, lui, Mégrétiste) au détriment de Mégret.
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07/12/98
:
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Pierre
Vial (conseiller régional Rhône-Alpes), accusé d'être "co-organisateur
des incidents" survenus le 05/12/98, est suspendu de "toutes
ses fonctions".
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Serge
Martinez est démis de "toutes ses fonctions administratives
et politiques" et "suspendu jusqu'à comparution personnelle
devant le président du FN car il a demandé la tenue "d'extrême
urgence" d'un congrès "extraordinaire".
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- Jean-Yves
Le Gallou (Mégrétiste) : "Le FN n'est pas une dictature mais
un parti démocratique". "Le Mouvement appartient aux militants,
il n'appartient pas à une famille, fût-elle illustre" . Mégret
se tait
- Gollnisch
est, comme JM LP, "tout à fait hostile" à la tenue d'un congrès,
et dénonce une campagne contre JM LP de tous les pouvoirs médiatiques
et financiers, mais aussi des "puissances internationales".
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08/12/98
:
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P.
Vial : "JM LP a une vision autocratique, il ne peut admettre
qu'il y ait à côté de lui quelqu'un qui pèse politiquement autant
que lui, sinon davantage (...) Le simple fait qu'il s'instaure
un débat lui a paru scandaleux et provocateur". "Il existe une
volonté d'éliminer B. Mégret et ceux qui le soutiennent".
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FNJ
: "Plus que jamais le seul espoir de la France c'est JM
LP"
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Le
Chevallier veut réunir un comité central à Toulon. 09/12/98
: Après avoir fait le compte de ses soutiens politiques et financiers
Mégret passe enfin à l'offensive.
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Mégret
: "Je ne quitterai jamais le FN, ni par une démission ni par
une exclusion (...). Je demande solennellement à tous les adhérents,
militants cadres, élus du FN, de signer la demande de convocation
d'un congrès extraordinaire pour rétablir l'unité du mouvement".
.
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Marine
Le Pen appelle les putschistes à créer leur propre parti.
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JM
LP prive Mégret de son titre de Délégué général du FN pour le
confier à Carl Lang, vice président du parti.
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JM
LP évoque sa fille Marie-Caroline qui, comme sa première femme
Pierrette, avait "l'habitude des trahisons familiales".
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Les
membres de la délégation générale sont chassé du "Paquebot"
(siège du FN à St Cloud). JM LP reconnaît que les partants avaient
été fouillés par le service d'ordre du FN.
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10/12/98
:
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JM
LP : "Mégret s'est mis hors-la-loi du FN en appelant à la
désobéissance et à la rébellion. Je ne vois pas comment nous
pourrions faire liste commune". "S'il veut prouver ses forces,
qu'il fasse une liste. C'est, je crois, le souhait d'un certain
nombre de ses amis à l'Elysée".
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11/12/98
:
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JM
LP : "J'ai les preuves d'un complot ourdi de longue date en
secret par des conjurés d'un clan ambitieux contre l'autorité
du Président et du bureau politique"
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Mégret
: "Le Pen prend la responsabilité de la division"
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Le
Gallou : "Le Pen est un chef dépassé" offrant le visage de
la "dictature".
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JM
LP annonce, qu'à sa demande, le bureau exécutif avait "suspendu
de leur qualité d'adhérents" B. Mégret et 4 de ses proches
(Le Gallou, Philippe Olivier, Franck Timmermans, Serge
Martinez)
en attendant leur comparution devant le conseil de discipline.
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JM
LP : "[Le congrès extraordinaire] est la pierre essentielle
de la criminelle opération de subversion menée par une poignée
d'ambitieux fébriles, manipulés et alimentés de l'extérieur
qui n'hésitent pas à détruire le grand mouvement de la résistance
française"
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Mégret : "Je demande à JM LP d'arrêter ce processus de purge,
de se ressaisir et d'accepter ce congrès de l'unité".
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12/12/98
:
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F.
Timmermanns annonce avoir dépassé "le seuil requis des 20%
des membres du FN" pour imposer la tenue d'un congrès. "Quoi
qu'il arrive, le congrès aura lieu et si Le Pen ne vient pas,
il se mettra de lui-même en dehors du mouvement. Nous sommes
le vrai FN, le réel et le légal".
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JM
LP : "Ce qui me différencie de César vers lequel approchait
son fils Brutus, un poignard à la main, et qui se couvrit
la tête de sa toge, c'est que moi, je sors mon épée et
je tue Brutus avant qu'il me tue"
-
Yvan
Blot : "Ces méthodes là sont ignobles. On ne peut pas
rester avec ceux qui veulent tuer certaines personnes
du FN
-
JM
LP a rendu public un argumentaire de 20 pages que ses
opposants
ont fait circuler, selon lui, à l'intérieur du parti pour
faire apparaître B. Mégret comme la victime de "trahisons"
et de "manœuvres électorales".
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F.
Timmermanns a toutefois démenti être l'auteur d'un tel document
et a assigné Le Pen pour "violation du secret de la correspondance".
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Entrée
théâtrale de Mégret et de ses 4 lieutenants suspendus par
Le Pen, lors d'une réunion publique, devant un Gollnisch manifestement
agacé de la surprise.
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Gollnisch
explique qu'il ne veut pas de congrès : "En 1789,
on avait lancé l'idée des états généraux pour faire l'unité
derrière le roi, vous connaissez la suite, on a coupé la tête
du roi, puis à tous ceux qui avaient voulu ces états généraux".
. Mégret s'empare alors du micro et se fait acclamer après
avoir chauffé la salle.
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13/12/98
:
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B.
Mégret demande solennellement à JM LP d'accepter l'organisation
du congrès extraordinaire pour "sauver le FN" et affirme
avoir recueilli 10203 signatures en faveur de sa tenue (il
en suffit
de 8000 pour arriver au quota de 20%)
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JM
LP invite B. Mégret et Serge Martinez à renoncer à cette "stupidité
criminelle" et affirme que les "félons" ne peuvent en aucun
cas avoir recueilli les signatures nécessaires car la boite
postale où devaient être envoyées les pétitions a été bloquée
à sa demande. Il les accuse de "mensonge éhonté".
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JM
LP évoque l'idée d'une opération menée par "de grands financiers
proches de l'Elysée". .
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Conseil
national exceptionnel convoqué par les mégrétistes qui a réuni
selon ses organisateur 202 cadres et élus sur les 350 que compte
le CN du FN. Ce conseil exceptionnel a consommé la rupture entre
JM LP et ses opposants internes. Il décide de réintégrer les
membres suspendus ou exclus et de considérer comme "nulles et
non avenues" les sanctions qui pourraient intervenir
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F.
Timmermanns est nommé "administrateur provisoire" chargé "de
prendre toutes les mesures nécessaires à l'organisation légale
du congrès au mois de janvier" et "d'assurer la sauvegarde du
patrimoine (du FN), assurer la gestion ordinaire et engager
les poursuites judiciaires qui s'avéreraient nécessaires".
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Daniel
Simonpieri est nommé "porte parole de ce conseil exceptionnel".
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14/12/98
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Mégret
et ses 4 lieutenants ne peuvent assister au bureau politique.
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Daniel
Simonpieri est suspendu du FN.
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Le
Gallou : " JM LP, après avoir été la locomotive du FN, en est
devenu le boulet". "JM LP ne dispose plus que d'un bureau politique
croupion".
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Serge
Martinez laisse entendre que JM LP pourrait faire payer
un "domestique
personnel" par le FN.
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JM
LP fait allusion au salaire de la secrétaire personnel
de S. Martinez.
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Un
juge des référés de Nanterre a ordonné l'ouverture par un huissier
de la boîte postale du FN à Courbevoie et l'inventaire du courrier
que se disputent lepénistes et mégrétistes.
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15/12/98
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16/12/98
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JM
LP : "Un congrès du FN coûte "4 ou 5 millions"".
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JM
LP : "Mégret a 12 gardes du corps ce qui représente 35000 par
jour, soit un budget d'un million par mois".
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JM
LP a déclaré ne pas craindre la réunion du congrès le 24 janvier
et a jugé "irréversible" le processus de scission du FN.
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Sondage
: "Pour 65% des personnes interrogées, le FN va éclater. Pour
57% d'entre elles il va décliner et pour 37% d'entre elles il
va y avoir un rapprochement entre Bruno Mégret et une partie
de l'opposition de droite.
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18/12/98
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JM
LP : "La fronde est la révolte des bourgeois et des nantis
du FN"
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JM
LP : " Mégret ne sera pas le candidat FN à la mairie de Marseille,
il n'a qu'à aller se présenter à Vitrolles". (Le porte drapeau
devrait être Jean-Jacques Susini, ancien responsable OAS).
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22/12/98
:
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Les
conseillers régionaux d'Ile de France prennent acte de l'existence
en leur sein de 2 groupes (de 17 conseillers chacun) revendiquant
l'appellation FN. Les rires ont même fusé quand Le Gallou, président
en titre du groupe, a souhaité pouvoir constituer un "intergroupe"
avec la liste "dissidente" de Martine Lehideux.
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Le
Gallou : "Il y a maintenant 2 groupes FN : le FN "les français
d'abord" et le FN "Le Pen d'abord"".
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23/12/98
:
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Le
bureau exécutif prononce l'exclusion de B. Mégret et de ses
6 principaux alliés
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JM
LP : "Qui aime bien, châtie bien ".
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33
responsables départementaux ont déjà été limogés.
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S.
Martinez annonce 14000 signatures (soit 35% des adhérents).
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S.
Martinez accuse la direction du FN d'avoir envoyé une trentaine
de gros bras pour vider le secrétaire départemental d'Angers
et ses partisans de leurs bureaux. Il a rajouté que Le Pen et
ses amis demandaient aux employés du "Paquebot" de signer un
acte d'allégeance au chef du parti.
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S.
Martinez : "Le Paquebot est devenu "un vaisseau fantôme" ou
"la nef des fous"".
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Gollnisch
menace de poursuites judiciaires ceux qui utiliseraient
le sigle
FN. Une menace qui vise aussi l'hebdomadaire "gauchiste et érotique" Charlie
Hebdo.
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24/12/98
:
- Le
Gallou annonce qu'il "est possible qu'il y ait 2 listes" mais
qu'il ne souhaite pas une telle issue.
- Ras
l'front vous souhaite un joyeux Noël.
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