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Date : 09/04/2003 |
Source
: l'Union
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Du FN au MPF, l'étonnant parcours de Guillaume Peltier
Ascension frontiste Très discret depuis ce test électoral, Guillaume Peltier est pourtant l'un des maillons essentiels de l'appareil villiériste auquel il adhère depuis trois ans, et dont il est devenu membre du bureau national. Attaché parlementaire du numéro deux du MPF, Thierry de la Perrière, élu au Parlement européen, Guillaume Peltier est surtout le coordinateur national des Jeunes pour la France. Ce que l'on sait moins, et ce qu'il n'a d'ailleurs jamais dévoilé à ses électeurs en s'installant dans la Marne, c'est son passé, et singulièrement son ascension au sein du Front national. En 1998, Samuel Maréchal le nomme directeur du Front national des jeunes, et le charge de diriger un nouveau syndicat étudiant : le Forum étudiant. Mais Guillaume Peltier démissionne quelques mois plus tard, en novembre 1998 : il n'est visiblement pas d'accord. Dans la même période, il fonde Jeunesse action chrétienté dont le slogan est « Les jeunes catholiques bâtisseurs du troisième millénaire ». Un site Internet existe, il semble n'être plus actualisé depuis quelques années. « C'est du passé » Guillaume Peltier rejoint ensuite Bruno Mégret qui a fait scission d'avec Le Pen, et ne tarde pas à rallier Philippe de Villiers. Son arrivée au MPF est l'une des raisons qui conduisent une bonne partie des fidèles villiéristes dans la Marne à rejoindre l'UMP, à l'automne dernier. Parmi eux, notamment, le conseiller régional Thierry Ruinart et surtout la députée européenne Nicole Thomas-Mauro : celle-ci dénonçait alors un manque de cohérence de la ligne politique du MPF aux législatives, et s'inquiétait d'une dérive droitière symbolisée par la venue « de jeunes recrues » en provenance de l'extrême droite. Guillaume Peltier ne renie pas son passé, mais veut l'oublier. « C'est un engagement de jeunesse, d'adolescence. Plusieurs hommes politiques bien en vue ont suivi un parcours semblable. Ma famille était plutôt de gauche, un peu bohème. A un moment donné, j'ai eu envie d'ordre dans ma vie, de me retrouver sur des valeurs. Et si j'ai rejoint Bruno Mégret, c'était d'abord pour quitter Le Pen. Quand je suis arrivé dans la Marne, au MPF on connaissait mon parcours ». A l'entendre, Guillaume Peltier n'éprouve plus la moindre sympathie pour le FN « qui est le réceptacle de toutes les désillusions et qui conduit à l'impasse ». Il assure n'avoir qu'un but : faire gagner la droite. Il dit également avoir transité par le conseil national de l'UDF. Il estime maintenant avoir trouvé sa voie dans le MPF, et compte bien se présenter, en son nom, dans de nouvelles campagnes électorales. Si possible dès les régionales de 2004. Jean-Michel
François |
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